WordPress, Wix ou Squarespace

Squarespace. Un professionnel du numérique analyse sur grand écran les différentes options pour aider les artisans et TPE à choisir la solution adaptée à leur stratégie.

Je précise d’emblée que je travaille sur WordPress. Ce n’est pas une raison pour écarter les autres solutions, qui répondent très bien à certaines situations. Voici ce qui distingue réellement WordPress, Wix et Squarespace, avec les chiffres de 2026 et les cas où chacun est le bon choix.

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Louer ou posséder son siteLa différence de fond entre les trois

Les comparatifs alignent en général des tableaux de fonctionnalités. C’est rarement ce qui fait la décision, parce que les trois solutions savent aujourd’hui faire l’essentiel : des pages soignées, un formulaire de contact, une boutique, un blog, un affichage correct sur téléphone.

La vraie différence est ailleurs, et elle est structurelle. Wix et Squarespace sont des services : vous payez un abonnement, l’entreprise héberge et fait tourner votre site. WordPress est un logiciel : vous l’installez chez l’hébergeur de votre choix, et les fichiers comme la base de données vous appartiennent.

Le constat — Cette distinction n’a aucune conséquence tant que tout va bien. Elle en a le jour où vous voulez changer de prestataire, changer d’hébergeur, ou simplement arrêter de payer. C’est le point sur lequel il faut se décider en amont, parce qu’il ne se corrige pas après coup.

Un mot au passage sur une idée qui circule encore : Wix et Squarespace ne pénalisent pas le référencement. Cela a été vrai il y a une dizaine d’années, ça ne l’est plus. Les trois plateformes permettent de renseigner les titres, les descriptions, les adresses de pages et les redirections, et affichent des temps de chargement corrects. Ce n’est pas un critère de choix.

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Le coût réel sur cinq ansLes chiffres, abonnement et frais annexes

Un abonnement mensuel paraît léger et un devis de création paraît lourd. Sur la durée, le rapport s’inverse — mais pas toujours, et pas pour tout le monde.

Les tarifs constatés en 2026
Wix — version gratuite avec une adresse en wixsite.com et des publicités, inutilisable pour une activité professionnelle. Premier forfait payant à 16,80 € par mois, autour de 27 € par mois pour vendre en ligne.

Squarespace — pas de version gratuite, essai de 14 jours. Forfait d’entrée à 12 € par mois en engagement annuel, 18 € pour le forfait intermédiaire, davantage pour l’e-commerce. Comptez plus cher en facturation mensuelle.

WordPress — le logiciel est gratuit. Le coût est celui de la création du site, puis de l’hébergement, entre 50 et 150 € par an pour un site vitrine, et du nom de domaine, 10 à 20 € par an.
Le constat — Sur cinq ans, un abonnement à 16,80 € par mois représente environ 1 000 €, sans compter le renouvellement du nom de domaine ni les modules payants. En face, un site vitrine WordPress de trois à cinq pages se situe entre 500 et 900 € de création, puis 60 à 170 € par an d’hébergement et de nom de domaine. Sur la même période, on arrive donc autour de 800 à 1 750 € — le point de bascule se situant entre la deuxième et la quatrième année selon le montant investi au départ.

Ce calcul vaut si le site reste en place. Pour un projet dont on ignore s’il durera, ou une activité qu’on teste avant de s’engager, l’abonnement mensuel a l’avantage de ne rien immobiliser.

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Ce qui se passe si vous partezCe qui se récupère et ce qui reste sur place

C’est le point le moins visible au moment du choix, et le plus coûteux quand il se présente.

Le constat — Chez Wix comme chez Squarespace, vous récupérez vos textes, vos images, et vos produits ou commandes au format tableur. La mise en page, elle, ne s’exporte pas. Changer de plateforme signifie reconstruire le site entièrement, avec le budget que cela suppose. Le jour où l’abonnement s’arrête, le site cesse d’être accessible.

Avec WordPress, le site est un ensemble de fichiers et une base de données. Il se sauvegarde, se déplace d’un hébergeur à l’autre, et se confie à un autre prestataire sans rien reconstruire. C’est aussi ce qui explique qu’on puisse reprendre un site WordPress existant, ce qui n’est pas possible ailleurs.

En pratique
Quelle que soit la solution retenue, vérifiez que le nom de domaine est déposé à votre nom, pas à celui de votre prestataire ni de la plateforme. C’est lui qui porte votre adresse et votre référencement. Un domaine qui vous appartient permet de repartir ailleurs ; un domaine détenu par un tiers vous lie durablement.
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Qui entretient le siteLe poste que WordPress ne prend pas en charge

Sur ce terrain, l’avantage est du côté des solutions par abonnement, et il faut le dire clairement.

Wix et Squarespace s’occupent de tout ce qui tourne derrière : mises à jour, sécurité, sauvegardes, compatibilité. Vous vous connectez, vous modifiez une page, vous publiez. Rien d’autre ne vous incombe.

Le constat — WordPress demande un entretien régulier. Les mises à jour du cœur, du thème et des extensions se font à la main ou par automatisation, les sauvegardes doivent être en place, et une extension abandonnée par son auteur devient une faille. Ce travail est modeste mais réel, et il ne disparaît pas parce qu’on l’ignore.

Deux façons de le traiter : le prendre en charge soi-même, ce qui demande une heure par mois et un minimum d’habitude, ou le confier à un prestataire dans le cadre d’un suivi. Dans les deux cas, c’est une ligne à prévoir au moment de la décision, pas six mois plus tard.

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Comment choisir selon votre situationLes cas où chaque solution est la bonne

Il n’y a pas de meilleure plateforme dans l’absolu. Il y a des situations, et pour chacune une réponse plus adaptée que les autres.

Wix ou Squarespace conviennent si
Vous préférez tout gérer vous-même sans dépendre de personne, vous n’avez aucun budget de création à immobiliser au démarrage, ou vous lancez une activité que vous voulez tester quelques mois avant de vous engager. Dans ces cas, l’abonnement est un choix rationnel, et personne ne devrait vous en dissuader.
WordPress convient si
Votre site doit s’étoffer avec le temps, vous avez des besoins que les fonctionnalités de base ne couvrent pas — réservation, espace membres, boutique avec des règles particulières, connexion à un autre outil — vous tenez à pouvoir changer de prestataire ou d’hébergeur, ou vous raisonnez sur cinq ans et plus.

L’étendue des possibilités est un argument fort de WordPress : ce qu’on peut y faire évoluer n’a pratiquement pas de limite, là où un constructeur s’arrête à ce que son éditeur a prévu. Mais ce n’est pas le seul argument, et surtout pas celui qui compte le plus pour un petit site.

Même sur trois ou quatre pages qui n’évolueront pas, la question de la propriété et du coût dans la durée reste entière. Un site créé une fois vous appartient et ne vous engage à rien, là où un abonnement court tant que le site existe. À 500 ou 900 €, un site vitrine réalisé par un professionnel représente l’équivalent de trois ans d’abonnement — après quoi il ne reste que l’hébergement et le nom de domaine à payer.

En résumé — La question n’est pas de savoir quelle plateforme est la meilleure, mais ce que vous attendez de votre site dans cinq ans. Un abonnement ne demande aucun budget de départ ni aucun entretien, et convient parfaitement à une activité qu’on teste ou à quelqu’un qui veut tout gérer seul. Un site qui vous appartient coûte davantage au démarrage, ne vous engage ensuite à rien, et se transporte d’un hébergeur ou d’un prestataire à l’autre. Je travaille sur WordPress pour ces raisons, et mes formules figurent sur la page tarifs.

Sur le budget à prévoir selon le type de projet, voir combien coûte un site internet pour un artisan.

Meryline, Assistante numérique et administrative – Fondatrice d’Admin’Up
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