WordPress 7.1 : ce que la mise à jour a donné chez moi

WordPress 7.1 est disponible depuis le 19 août 2026. Les listes de nouveautés circulent partout, mais elles ne disent pas ce qui se passe sur un site professionnel équipé d’un constructeur de pages, d’un cache et d’un optimiseur d’images. J’ai installé la version et testé les nouvelles fonctions une par une. Voici ce que ça donne.

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La configuration testéeCe sur quoi porte ce retour

L’installation réunit le thème Hello Elementor, Elementor et Elementor Pro pour la mise en page, deux extensions complémentaires du constructeur, LiteSpeed Cache, un optimiseur d’images, Yoast SEO, un module de prise de rendez-vous, et une dizaine d’autres extensions courantes. Dix-huit au total.

Cette combinaison réunit les trois familles d’extensions les plus exposées lors d’une montée de version : celles qui modifient l’éditeur, celles qui gèrent le cache, celles qui traitent les images.

Le constat — L’incompatibilité signalée depuis la sortie de la 7.1 concerne l’extension de cache WP Rocket, sur des configurations en PHP 8 ou plus récent. Elle n’est pas installée ici, ce cas de figure ne s’est donc pas présenté.
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La mise à jourL’ordre des opérations et les vérifications

L’ordre n’est pas anodin : il détermine ce qu’on peut identifier en cas de problème.

La marche à suivre
La sauvegarde d’abord — fichiers, base de données, extensions, thèmes et médias — téléchargée en local, l’exemplaire distant conservé jusqu’à validation.

Puis les extensions et le thème, avant le cœur de WordPress. Si le site se comporte mal, on sait ce qui vient d’être touché.

Le cache en dernier. Sans purge, on regarde l’ancienne version du site en croyant voir la nouvelle.

Aucun incident. L’administration est restée accessible, aucune extension n’a signalé d’erreur, et le site s’est affiché normalement une fois le cache purgé.

Les vérifications ont toutes été concluantes : pages du site sur ordinateur et sur téléphone, formulaire de contact avec un message test bien reçu, module de rendez-vous à sa place et fonctionnel, pages du constructeur ouvertes et enregistrées sans perte de mise en page.

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Le bloc OngletsDes panneaux cliquables dans l’éditeur natif

Le bloc répartit un contenu dans des panneaux cliquables : utile pour une foire aux questions, une fiche prestation ou des caractéristiques techniques, sans allonger la page.

Il s’insère depuis l’insertion de blocs, en tapant simplement « onglet ». Les onglets s’ajoutent et se suppriment depuis la barre d’outils. Le panneau latéral propose typographie, arrière-plan, justification, marges internes, espacement et bordure — comme tout bloc natif, il hérite au départ des styles du thème et se personnalise ensuite.

Le constat — À l’affichage, la navigation fonctionne : l’onglet actif est souligné, le contenu correspondant apparaît en dessous. Il donne dans l’éditeur natif une fonction qui demandait jusqu’ici un constructeur de pages ou une extension.
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Trois évolutions plus discrètesDégradé, grille et image décorative

Testées dans la foulée, elles servent au quotidien plus que les annonces qui ont fait le tour du web.

Ce qui change concrètement
Le dégradé superposé à une image de fond. Sur un bloc Groupe, le panneau Arrière-plan propose désormais Couleur et Dégradé côte à côte, y compris lorsqu’une image est déjà en place. L’effet est immédiat : une photo à dominante jaune passe en bleu sous le voile appliqué. L’usage évident consiste à teinter une photo pour qu’un titre reste lisible par-dessus, sans passer par un logiciel de retouche.

La bascule des Colonnes en Grille. Un bloc Colonnes se transforme en Grille depuis le menu de transformation, en conservant son contenu. Pratique quand une disposition ne tient plus et qu’il faut changer d’agencement sans tout reconstruire.

L’image décorative. Sous le champ de texte alternatif du bloc Image, une case permet de marquer l’image comme purement décorative, avec la mention « Masqué aux technologies d’assistance ».
Le constat — L’image décorative se coche pour un séparateur ou un motif de fond, qui n’ont rien à transmettre à quelqu’un qui navigue avec un lecteur d’écran. Jamais sur une image porteuse d’information : le texte alternatif reste alors indispensable.
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Les Notes de relectureCommenter un contenu sans passer par le mail

Les Notes permettent de laisser un commentaire attaché à un bloc précis, sans qu’il apparaisse publiquement. Une personne rédige, une autre relit et signale ce qui doit être repris. La mention avec l’arobase alerte la personne concernée par courriel.

Où la trouver
La fonction se trouve dans le menu des trois points du bloc, sous l’intitulé Ajouter une note, avec le raccourci Ctrl+Alt+M. Une fois lancée, la note s’ouvre dans la marge droite avec un champ de saisie, le reste de la page passant en atténué.
Le constat — L’intérêt se limite aux sites où plusieurs personnes interviennent sur un même contenu. Une structure où une seule personne rédige n’en aura pas l’usage.
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Les images après la mise à jourL’optimiseur travaille-t-il toujours ?

Cette version fait évoluer la façon dont WordPress traite les images à l’envoi. Sur une installation équipée d’un optimiseur, la question se pose : est-ce que celui-ci continue de faire son travail comme avant ?

Test fait sur une image de 2816 pixels de large pesant 1,50 Mo. Après envoi dans la médiathèque, le fichier obtenu mesure 2560 pixels de large pour 157 Ko. L’optimiseur affiche 49,91 % de gain sur cette version, en compression sans perte, avec la version nouvelle génération générée et sept miniatures traitées. Un second envoi, sur une image de 970 pixels cette fois, donne 29,61 % de gain.

Le constat — L’optimiseur fonctionne normalement après la mise à jour : compression appliquée, format nouvelle génération généré, miniatures traitées. Aucun réglage n’a eu besoin d’être repris.
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Les styles par taille d’écranRégler l’affichage sans écrire de CSS

Régler l’apparence d’un bloc écran par écran, sans écrire de CSS : c’est la fonction phare de cette version. Elle se trouve dans le menu d’aperçu, en haut de l’éditeur, celui que l’on ouvre déjà pour vérifier le rendu sur tablette et sur mobile.

La marche à suivre
Ouvrez le menu d’aperçu, celui qui représente un écran d’ordinateur. Il propose Ordinateur de bureau, Tablette et Mobile, puis une entrée Styles adaptatifs assortie de cette précision : les modifications de style s’appliquent uniquement à la zone d’affichage sélectionnée.

Choisissez un écran, activez l’option, puis modifiez ce que vous voulez : les réglages ne valent que pour cet écran-là.

Vérification faite sur un bloc Bouton : en passant sur Mobile avec les styles adaptatifs activés, un changement de couleur ne se répercute pas sur l’affichage ordinateur, qui conserve la couleur d’origine. Deux apparences pour un même bloc, sans une ligne de code. Le bloc Bouton gagne par ailleurs le réglage de ses états d’interaction, au survol, au focus clavier et au clic.

Le constat — L’aperçu lui-même a changé : deux poignées verticales encadrent le canevas et permettent d’élargir ou de rétrécir la zone à la souris, en continu, au lieu des trois formats figés. Pratique pour repérer le point exact où une mise en page bascule.
En résumé — Sur une configuration courante avec constructeur de pages, cache, optimiseur d’images et module de réservation, la mise à jour vers WordPress 7.1 s’est faite sans incident et sans réglage à reprendre. Côté nouveautés, tout se joue dans l’éditeur natif : bloc Onglets, dégradé sur image de fond, bascule en grille, image décorative, et des styles réglables écran par écran sans CSS.
Meryline, Assistante numérique et administrative – Fondatrice d’Admin’Up
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