Refonte de site : combien de temps garder l’ancien ?

Schéma d'une redirection 301 depuis l'ancienne adresse d'une page vers sa nouvelle adresse, affiché sur un ordinateur portable

Après une refonte, une question revient souvent : faut-il garder l’ancien site en ligne, et pendant combien de temps ? La réponse tient en un mot mal compris : ce n’est pas le site qu’on garde, ce sont ses adresses qui doivent continuer à fonctionner.

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Ce qu’on garde vraimentPas le site, les adresses

La question « combien de temps garder l’ancien site en ligne » part d’un malentendu. On ne fait pas tourner deux sites en parallèle après une refonte. L’ancien site, en tant que tel, s’arrête le jour de la mise en ligne du nouveau.

Ce qui continue de fonctionner, en revanche, ce sont ses adresses. Chaque ancienne page reçoit une redirection vers la page équivalente du nouveau site, de sorte qu’un visiteur qui clique sur un ancien lien — depuis un moteur de recherche, un favori, ou un autre site qui pointe vers vous — arrive malgré tout au bon endroit, sans message d’erreur.

Le constat — La bonne question n’est donc pas « combien de temps garder le site » mais « combien de temps garder les redirections ». La nuance change tout, parce qu’une redirection coûte presque rien à maintenir, contrairement à un ancien site qu’il faudrait héberger et sécuriser indéfiniment.
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Ce que dit Google, à la sourceUn an minimum, indéfiniment côté visiteur

La documentation officielle de Google sur la migration de sites est claire sur ce point, sans laisser de place à l’interprétation :

La recommandation officielle
« Conservez les redirections aussi longtemps que possible, généralement au moins un an. […] Du point de vue des utilisateurs, envisagez de conserver les redirections indéfiniment. »

Cette durée permet à Google de transférer progressivement tous les signaux de référencement vers les nouvelles adresses : la réexploration des pages, mais aussi la prise en compte des liens externes qui pointent encore vers les anciennes URL depuis d’autres sites.

Le constat — Un an est un plancher, pas un plafond. Rien n’oblige à retirer une redirection une fois ce délai passé. Beaucoup de sites les laissent en place indéfiniment, precisément parce que ça ne coûte rien et que ça évite définitivement les liens cassés.
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Rediriger page par page, pas vers l’accueilL’erreur la plus fréquente et la plus coûteuse

La façon la plus simple de gérer une refonte est de rediriger toutes les anciennes adresses vers la page d’accueil du nouveau site. C’est aussi la moins efficace.

Un visiteur qui cherchait une page de prestation précise, et qui atterrit sur l’accueil après avoir cliqué sur un ancien lien, doit repartir en quête de l’information qu’il cherchait — beaucoup abandonnent avant. Du côté du référencement, une redirection groupée vers l’accueil dilue le signal que Google cherche à transférer : chaque ancienne page avait sa propre pertinence sur des recherches précises, une redirection générale ne la transmet pas.

En pratique
Chaque ancienne page importante doit rediriger vers la nouvelle page qui traite le même sujet. Quand aucune page équivalente n’existe sur le nouveau site, rediriger vers la page la plus proche par le thème reste préférable à un renvoi systématique vers l’accueil.
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Le vrai critère pour arrêterLe trafic résiduel, pas une date sur un calendrier

Passé le délai d’un an recommandé par Google, la question de retirer une redirection ne se tranche pas à la date, mais à l’usage réel qui en est encore fait.

Certaines anciennes adresses continuent de recevoir des visites plusieurs années après une refonte, notamment lorsqu’elles sont encore citées par des liens externes — un article de presse, un annuaire professionnel, une ancienne carte de visite numérique. Tant que ce trafic existe, la redirection continue de servir.

Le constat — D’autres anciennes adresses, elles, cessent d’être consultées après quelques mois : plus aucun lien externe ne pointe vers elles, plus aucun visiteur ne les tape de mémoire. Ce sont celles-là qui peuvent être retirées en priorité, une fois qu’on constate leur disparition progressive du trafic.
5
Ce qu’il faut préparer avant la mise en ligneLa liste des anciennes adresses, avant de les perdre

Une bonne gestion des redirections se prépare avant la refonte, pas après. Une fois l’ancien site désactivé, la liste de ses adresses devient plus difficile à reconstituer.

Avant de basculer sur le nouveau site
Faire l’inventaire de toutes les adresses de l’ancien site, y compris les images et les fichiers qui pourraient être liés depuis l’extérieur. Attribuer à chacune une destination sur le nouveau site. Tester chaque redirection après la mise en ligne, plutôt que de supposer qu’elle fonctionne. Surveiller ensuite les rapports d’erreur dans les semaines qui suivent, pour repérer les adresses oubliées.

Ce travail de préparation, fait une fois, évite ensuite d’avoir à improviser des redirections en urgence à chaque fois qu’un visiteur ou un moteur de recherche signale une page introuvable.

En résumé — Après une refonte, ce n’est pas l’ancien site qu’on garde en ligne, ce sont ses adresses qui doivent continuer à fonctionner, via des redirections vers les pages équivalentes du nouveau site. Google recommande de les conserver au moins un an, idéalement indéfiniment. Le critère pour les retirer n’est pas une date fixée à l’avance, mais le trafic qu’elles reçoivent encore.
Meryline, Assistante numérique et administrative – Fondatrice d’Admin’Up
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