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Je précise d’emblée que je travaille sur WordPress. Ce n’est pas une raison pour écarter les autres solutions, qui répondent très bien à certaines situations. Voici ce qui distingue réellement WordPress, Wix et Squarespace, avec les chiffres de 2026 et les cas où chacun est le bon choix.
Les comparatifs alignent en général des tableaux de fonctionnalités. C’est rarement ce qui fait la décision, parce que les trois solutions savent aujourd’hui faire l’essentiel : des pages soignées, un formulaire de contact, une boutique, un blog, un affichage correct sur téléphone.
La vraie différence est ailleurs, et elle est structurelle. Wix et Squarespace sont des services : vous payez un abonnement, l’entreprise héberge et fait tourner votre site. WordPress est un logiciel : vous l’installez chez l’hébergeur de votre choix, et les fichiers comme la base de données vous appartiennent.
Un mot au passage sur une idée qui circule encore : Wix et Squarespace ne pénalisent pas le référencement. Cela a été vrai il y a une dizaine d’années, ça ne l’est plus. Les trois plateformes permettent de renseigner les titres, les descriptions, les adresses de pages et les redirections, et affichent des temps de chargement corrects. Ce n’est pas un critère de choix.
Un abonnement mensuel paraît léger et un devis de création paraît lourd. Sur la durée, le rapport s’inverse — mais pas toujours, et pas pour tout le monde.
Squarespace — pas de version gratuite, essai de 14 jours. Forfait d’entrée à 12 € par mois en engagement annuel, 18 € pour le forfait intermédiaire, davantage pour l’e-commerce. Comptez plus cher en facturation mensuelle.
WordPress — le logiciel est gratuit. Le coût est celui de la création du site, puis de l’hébergement, entre 50 et 150 € par an pour un site vitrine, et du nom de domaine, 10 à 20 € par an.
Ce calcul vaut si le site reste en place. Pour un projet dont on ignore s’il durera, ou une activité qu’on teste avant de s’engager, l’abonnement mensuel a l’avantage de ne rien immobiliser.
C’est le point le moins visible au moment du choix, et le plus coûteux quand il se présente.
Avec WordPress, le site est un ensemble de fichiers et une base de données. Il se sauvegarde, se déplace d’un hébergeur à l’autre, et se confie à un autre prestataire sans rien reconstruire. C’est aussi ce qui explique qu’on puisse reprendre un site WordPress existant, ce qui n’est pas possible ailleurs.
Sur ce terrain, l’avantage est du côté des solutions par abonnement, et il faut le dire clairement.
Wix et Squarespace s’occupent de tout ce qui tourne derrière : mises à jour, sécurité, sauvegardes, compatibilité. Vous vous connectez, vous modifiez une page, vous publiez. Rien d’autre ne vous incombe.
Deux façons de le traiter : le prendre en charge soi-même, ce qui demande une heure par mois et un minimum d’habitude, ou le confier à un prestataire dans le cadre d’un suivi. Dans les deux cas, c’est une ligne à prévoir au moment de la décision, pas six mois plus tard.
Il n’y a pas de meilleure plateforme dans l’absolu. Il y a des situations, et pour chacune une réponse plus adaptée que les autres.
L’étendue des possibilités est un argument fort de WordPress : ce qu’on peut y faire évoluer n’a pratiquement pas de limite, là où un constructeur s’arrête à ce que son éditeur a prévu. Mais ce n’est pas le seul argument, et surtout pas celui qui compte le plus pour un petit site.
Même sur trois ou quatre pages qui n’évolueront pas, la question de la propriété et du coût dans la durée reste entière. Un site créé une fois vous appartient et ne vous engage à rien, là où un abonnement court tant que le site existe. À 500 ou 900 €, un site vitrine réalisé par un professionnel représente l’équivalent de trois ans d’abonnement — après quoi il ne reste que l’hébergement et le nom de domaine à payer.
Sur le budget à prévoir selon le type de projet, voir combien coûte un site internet pour un artisan.
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